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Se lancer en indépendante
Statut, tarif, premières missions, TVA, trésorerie : ce qu'il faut savoir avant de se lancer à son compte dans la conformité, le contrôle et l'audit.
Guide du Cénacle · Mis à jour le 18 octobre 2026

Vous y pensez sous la douche, dans les transports, pendant les comités qui s'éternisent.
Vous lancer à votre compte.
Ou alors c'est fait, et vous vous demandez si vous avez bien tout prévu.
Ce guide, c'est ce que nous aurions aimé lire avant de sauter le pas. Sans enjoliver, sans dramatiser.
Une question en lisant ? Écrivez-nous. Plusieurs membres du Cénacle se sont lancées avant vous et partagent volontiers leur expérience.
Avant de poser votre démission
Commençons par l'honnêteté.
À votre compte, vous gagnez la liberté : vos missions, vos clients, votre rythme. Et, selon votre tarif et le nombre de jours que vous facturez, la possibilité de mieux gagner votre vie.
Vous perdez le salaire qui tombe le 28 du mois, les congés payés, une partie de votre protection sociale.
Et l'équipe. Ne sous-estimez pas ce qu'elle vous apportait.
Et la petite voix qui demande : suis-je légitime ?
Oui. Lire un texte réglementaire, cartographier des risques, défendre un plan d'action devant une direction : c'est précisément ce que les clients cherchent.
Personne n'attend de vous que vous sachiez tout faire. Commencez avec ce que vous maîtrisez, dites clairement ce que vous ne faites pas, et élargissez au fil des missions.
Enfin, quatre vérifications avant de signer quoi que ce soit.
- Relisez votre contrat de travail. Une clause de non-concurrence peut vous fermer la porte de certains clients.
- Regardez votre épargne. Prévoyez plusieurs mois de dépenses : les premiers paiements arrivent tard, on y revient plus bas.
- Renseignez-vous sur vos droits au chômage. En principe, une démission n'en ouvre pas. Il existe des exceptions : certaines démissions dites légitimes, la démission pour projet de reconversion (à préparer avant de partir), ou un réexamen par France Travail si vous êtes toujours sans emploi quatre mois après, sans garantie d'accord. Si vous avez des droits, France Travail peut vous en verser 60 % en capital, en deux fois, pour lancer votre activité : c'est l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE). Il faut d'abord avoir obtenu l'aide aux créateurs d'entreprise de l'Urssaf (ACRE).
- Une première piste aide, sans être indispensable. Un premier client, ou au moins une vraie discussion, rassure pour le moral comme pour le compte en banque. Si vous partez sans, prévoyez simplement un peu plus d'épargne.
Ce que vous vendez, concrètement
Avant de parler tarif, clarifiez la nature de la mission. Le client n'attend pas la même chose de vous dans les trois cas.
| Ce que le client attend | Ce qui change pour vous | |
|---|---|---|
| Conseil | Un diagnostic, des recommandations, un plan d'action | Vous livrez un document ; c'est le client qui décide et qui met en œuvre |
| Renfort opérationnel | Des personnes qualifiées dans une équipe existante : contrôles, revues de dossiers, mise à jour de procédures | Vous travaillez aux côtés d'un responsable du client ; gare au risque de requalification (voir plus bas) |
| Prise en charge d'une fonction | Tenir le poste de responsable conformité, pendant une absence ou de façon externalisée | Vous portez des décisions ; faites écrire qui est responsable de quoi, vis-à-vis de la direction et, le cas échéant, de l'autorité de contrôle |
Trois offres faciles à vendre. Chacune avec un livrable clair, un périmètre précis et ce qui n'est pas inclus.
- L'audit ciblé. Par exemple, la revue d'un dispositif sur un périmètre précis, dans votre domaine : lutte contre la corruption, contrôle interne, protection des données, lutte contre le blanchiment, sanctions, protection de la clientèle… Livrable : un rapport avec des constats classés par priorité et un plan d'action. Pas inclus : la mise en œuvre des recommandations.
- La remise à niveau d'un dispositif. Par exemple, la mise à jour de la cartographie des risques et des procédures après un changement réglementaire. Livrable : cartographie et procédures révisées, relues avec les équipes. Pas inclus : le paramétrage des outils informatiques.
- La formation. Par exemple, une session annuelle pour les équipes opérationnelles ou pour la direction. Livrable : support, quiz, feuille de présence et attestation. Pas inclus : la conception d'un module en ligne, sauf devis à part.
Les questions à poser avant d'accepter une mission.
- Pourquoi maintenant ? Un contrôle de l'autorité, une lettre de suite, un audit, un incident, un changement de direction ? Demandez à lire le rapport qui a déclenché la mission. C'est lui qui fixe le vrai niveau d'exigence.
- Qui porte la mission, et qui signe les conclusions ? Si la direction n'est pas impliquée, vos recommandations risquent de finir dans un tiroir.
- Qui lira votre livrable ? S'il part chez l'autorité de contrôle, les commissaires aux comptes ou le conseil, votre responsabilité et votre niveau de preuve ne sont pas les mêmes.
- Comment seront traités les constats défavorables ? Seront-ils remontés tels quels, avec une réponse de la direction, ou relus avant diffusion ? La réponse vous dit si vous aurez la liberté d'écrire ce que vous constatez.
- Qu'est-ce qui est déjà connu et pas traité ? La liste des anciennes recommandations restées en plan en dit long sur la capacité du client à agir.
- Qui occupait le terrain avant vous ? Un prédécesseur parti en mauvais termes, ou un cabinet remercié, c'est une information.
- Qui prépare votre arrivée ? Poste de travail, habilitations aux outils, accès aux dossiers : dans un établissement régulé, ces demandes peuvent prendre du temps. Demandez qu'elles soient lancées avant votre premier jour, et prévoyez au contrat ce qui se passe si vous ne pouvez pas travailler faute d'accès.
- Qui dit que la mission est terminée ? Une date, un livrable, une décision : faites-le écrire, avec le nom de la personne qui valide.
Portage, micro-entreprise ou société ?
C'est la question que tout le monde pose en premier. Bonne nouvelle : il n'y a pas de mauvaise réponse, seulement des réponses plus ou moins adaptées à votre situation.
Les statuts et les cotisations décrits ici sont ceux de la France. La SASU est une société par actions simplifiée unipersonnelle, l'EURL une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée.
| Portage salarial | Micro-entreprise | Société (SASU ou EURL) | |
|---|---|---|---|
| Votre statut | Salariée d'une société de portage, qui facture vos clients | Indépendante, en nom propre | Dirigeante de votre société |
| Protection sociale | Celle d'une salariée, chômage compris | Minimale | Variable selon la forme choisie, sans chômage |
| Ce que ça coûte | Les frais de gestion de la société de portage, plus les cotisations patronales et salariales, comme sur tout salaire. Les périodes sans mission ne sont pas payées | 25,6 % de cotisations sur le chiffre d'affaires en 2026 pour une activité de conseil | Des cotisations sur votre rémunération, plus un expert-comptable |
| Limite | Un salaire minimum à atteindre, de 2 288 € à 2 779 € brut par mois selon votre profil | 83 600 € de chiffre d'affaires par an ; vous ne sortez du régime qu'après deux années de dépassement de suite | Aucune |
| Paperasse | Presque rien | Peu | Davantage |
| Pour qui | Pour tester, ou garder la sécurité d'une salariée | Pour démarrer simplement, tant que le chiffre d'affaires reste sous le plafond | Pour une activité durable, avec des revenus élevés |
Un mot sur la micro-entreprise, qui séduit par sa simplicité. À 750 € la journée, vous atteignez le plafond de 83 600 € en un peu plus de 110 jours facturés. Si votre activité décolle, le régime peut vite devenir trop petit.
Montants choisis pour illustrer le calcul. Ce ne sont pas des tarifs de marché.
L'entreprise individuelle (régime classique)
Pour quiElle s'adresse à celles qui veulent exercer en nom propre, sans rédiger de statuts ni constituer de capital, tout en sortant du cadre micro ; le patrimoine personnel et le patrimoine professionnel sont séparés automatiquement à la création.
Point d'attentionLe point d'attention : cette protection a des limites (notamment en cas de manquement aux obligations fiscales ou sociales, selon la même fiche), et la gestion demande plus de rigueur qu'en micro ; faites-vous expliquer le régime d'imposition qui vous concerne.
La fiche officielle (nouvel onglet)
La TVA (taxe sur la valeur ajoutée), un vrai sujet dans nos métiers. Tant que votre chiffre d'affaires de l'année précédente ne dépasse pas 37 500 €, vous ne facturez pas la TVA. Au-delà, vous la facturez à partir du 1er janvier suivant. Et si vous dépassez 41 250 € en cours d'année, vous la facturez dès le jour du dépassement.
Pourquoi c'est important pour vous : une partie des opérations bancaires et d'assurance est exonérée de TVA. Vos clients banques et assureurs ne récupèrent donc pas forcément toute la TVA que vous leur facturez. Pour eux, elle peut être un vrai surcoût. Parlez hors taxes et toutes taxes comprises dès la discussion du tarif.
L'ACRE, à ne pas oublier. Cette aide aux créateurs n'est pas automatique en micro-entreprise : demandez-la à l'Urssaf dans les 60 jours qui suivent le début de votre activité. Elle réduit vos cotisations de 25 % jusqu'à la fin du troisième trimestre civil qui suit votre démarrage. Commencer en début de trimestre permet donc d'en profiter plus longtemps. C'est aussi une condition pour toucher vos droits au chômage en capital (voir plus haut).
Combien facturer ?
La question qui fait transpirer.
Partez de ce que vous voulez gagner. Pas de ce que vous trouvez « raisonnable » de demander.
Tarif journalier = (revenu annuel visé + cotisations + frais) ÷ jours réellement facturés
Le piège, c'est le diviseur. On compte 220 jours, comme en entreprise.
Sauf qu'entre les vacances, la recherche de clients, la facturation et les creux entre deux missions, vous en facturerez nettement moins. Soyez prudente : c'est ce chiffre qui fait tout le calcul.
Un exemple chiffré. Hypothèses : micro-entreprise, activité de conseil, 600 € par jour, 5 000 € de frais par an (assurance, outils, déplacements, formation). Impôt sur le revenu non compris.
Montants choisis pour illustrer le calcul. Ce ne sont pas des tarifs de marché.
| 120 jours facturés | 90 jours facturés | |
|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 72 000 € | 54 000 € |
| Cotisations sociales (25,6 %) | − 18 432 € | − 13 824 € |
| Frais | − 5 000 € | − 5 000 € |
| Reste avant impôt | 48 568 €, soit environ 4 050 € par mois | 35 176 €, soit environ 2 930 € par mois |
Trente jours de moins, c'est près de 1 100 € de moins chaque mois. Dans les deux cas, vous dépassez le seuil de TVA en cours d'année : intégrez-la dans votre tarif si votre client ne la récupère pas.
Faites vos propres calculs avec les simulateurs officiels :
- Calculer le revenu net d'une micro-entrepreneuse (nouvel onglet), Service Public Entreprendre
- Trouver le statut juridique adapté à votre activité (nouvel onglet), Service Public Entreprendre
- Estimer vos droits au chômage (nouvel onglet), France Travail
Quelques repères. Vous ne trouverez pas ici de tarif journalier « du marché » : nous n'avons pas trouvé d'étude publique et récente qui en donne un pour nos métiers. Le meilleur repère reste la conversation avec des consœurs déjà installées, à qui vous pouvez poser la question dans le cercle.
Il n'existe pas encore de baromètre fiable pour la conformité. Nous y travaillons, grâce à l'enquête annuelle du Cénacle.
Et quand le client tique ?
- Annoncez un tarif, pas une fourchette. Le client a tendance à retenir le chiffre du bas.
- Si le budget coince, réduisez le périmètre de la mission, pas votre tarif.
- La durée, en revanche, peut faire varier le tarif : plus élevé pour une intervention courte ou urgente, dégressif pour une mission longue ou un nombre de jours garanti. Une remise se donne toujours contre quelque chose.
Où trouver vos premiers clients
Dans votre réseau, d'abord. Et de loin.
Anciens collègues, anciens managers, auditeurs et avocats croisés en chemin : dites-leur ce que vous proposez, et à qui. Ils ne le devineront pas seuls.
Sur LinkedIn, ensuite. Votre titre doit dire ce que vous faites et pour qui. « Consultante indépendante » ne dit rien.
Sur les plateformes de missions, enfin :
- Malt (nouvel onglet), la plus utilisée en France, toutes spécialités confondues. Elle a aussi une communauté réservée aux consultants en management et aux managers de transition, Malt Strategy. Sa commission côté indépendante va jusqu'à 10 % hors taxes, descend à 5 % après six mois de mission avec le même client, et tombe à 2 % pour un client que vous faites venir vous-même sur la plateforme.
- FinStart (nouvel onglet), spécialisée dans les missions en finance, gestion des risques, comptabilité et conformité.
Lisez leurs conditions avant de vous inscrire : commissions, délais de paiement, exclusivité éventuelle.
Regardez aussi l'onglet « Missions freelance » de nos offres : le Cénacle y relaie chaque semaine des missions repérées dans nos métiers.
Dernière piste : les cabinets de conseil, qui font souvent appel à des indépendantes en renfort. Bon pour remplir l'agenda. Moins bon pour le tarif, puisque le cabinet prend sa marge au passage.
Vous faire connaître
Une règle d'abord, non négociable dans nos métiers : ne jamais évoquer un client, un dossier, une déclaration de soupçon ou votre ancien employeur.
Ensuite :
- Choisissez un seul sujet, celui sur lequel vous voulez qu'on pense à vous.
- Soignez votre profil LinkedIn.
- Commentez les publications des autres avant de publier vous-même.
- Visez une publication par semaine.
Nous avons détaillé la méthode dans un billet dédié.
Vos filets de sécurité
Quatre réflexes, à prendre dès la première mission.
- Un contrat écrit, toujours. Le périmètre, les livrables, le tarif, le délai de paiement, la confidentialité, le plafond de responsabilité. Même avec un client « de confiance ». Surtout avec un client de confiance.
- Une assurance de responsabilité civile professionnelle. Elle vous couvre si une erreur de votre part coûte cher au client. Beaucoup la demandent d'ailleurs avant de signer.
- Un œil sur les conflits d'intérêts. Deux clients concurrents, une mission chez votre ancien employeur : posez-vous la question avant, et parlez-en au client si besoin. Vous connaissez la musique.
- Votre indépendance. Si votre client fixe vos horaires, vous donne des ordres et contrôle votre travail comme celui d'une salariée, le contrat peut être requalifié en contrat de travail. Gardez la main sur votre organisation.
Commençons par l'assurance. Service-public le dit en une phrase : « Souscrire une assurance professionnelle n'est pas toujours obligatoire ». L'obligation d'une responsabilité civile professionnelle vise certaines activités ou professions réglementées ; le conseil en conformité ou en contrôle interne, en tant que tel, n'en fait pas partie à notre connaissance. Si votre activité touche une profession réglementée (par exemple le conseil en investissements financiers), vérifiez vos obligations dans l'annuaire des activités réglementées cité par la même fiche. Et même sans obligation, une RC professionnelle reste vivement conseillée dans nos métiers : une recommandation mal calibrée, un contrôle passé à côté d'un écart, et la question de votre responsabilité peut se poser. En portage salarial, c'est l'entreprise de portage qui la souscrit pour vous.
Côté contrat, nous ne proposons pas de modèle : chaque mission est différente, et un modèle mal adapté rassure à tort. Voici en revanche les clauses à lire avec votre regard de contrôleuse.
Le périmètre d'abord : ce qui est inclus, et surtout ce qui ne l'est pas. Une mission « d'appui à la conformité » sans contour précis devient vite un poste à temps plein payé au forfait.
Les livrables ensuite : quoi, sous quelle forme, à quelle date, et qui les valide. Prévoyez ce qui se passe si la validation traîne.
La confidentialité : vous aurez accès à des informations sensibles, parfois à des dossiers de lutte contre le blanchiment. La clause doit être claire sur ce que vous pouvez conserver, et sur ce que vous devez restituer ou détruire à la fin de la mission.
La responsabilité : vérifiez qu'elle est proportionnée au prix de la mission, et qu'elle est cohérente avec ce que couvre votre assurance. Un point utile à rappeler à vos clients du secteur financier : quand ils externalisent un contrôle, ils en restent responsables, l'arrêté du 3 novembre 2014 (article 237) pour les banques, les prestataires de services de paiement et d'investissement, comme le règlement général de l'AMF (article 321-96) pour les sociétés de gestion, le disent clairement. Votre rôle est d'exécuter la prestation avec soin, pas de porter seule la responsabilité de leur dispositif.
Ajoutez à cette liste les conditions de paiement (délai, acompte, pénalités) et les conditions de fin de mission. En cas de doute sur un contrat important, faites-le relire par une avocate : c'est un coût, mais c'est aussi un contrôle de second niveau.
Continuer à vous former
Indépendante ne veut pas dire seule face à vos frais de formation.
- Votre fonds d'assurance formation peut financer vos formations, sous conditions et dans certains délais. Pour les professions libérales, c'est le Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux (FIF PL (nouvel onglet)).
- Votre compte personnel de formation continue d'être alimenté : jusqu'à 500 € par année complète d'activité, dans la limite de 5 000 €.
- Les certifications reconnues (certification de l'Autorité des marchés financiers, dite certification AMF ; CAMS, en lutte contre le blanchiment ; CIA, en audit interne) rassurent les clients. Vérifiez leur financement avant de payer.
Pour une micro-entrepreneuse exerçant une activité libérale de conseil, c'est le FIF PL ; l'Association de gestion du financement de la formation des chefs d'entreprise (Agefice) concerne les commerçants et dirigeants non salariés du commerce, de l'industrie et des services ; d'autres fonds existent pour les artisans ou les professions médicales. La fiche de service-public précise qu'une demande déposée hors délai est refusée et recommande de la déposer au moins un mois avant la formation ; pour les professions libérales, elle doit parvenir au plus tard dans les 10 jours calendaires suivant le premier jour de formation. En société, notamment comme présidente de SASU, le circuit est différent : vérifiez-le avec votre expert-comptable ou sur service-public.
Les six premiers mois
Vous avez signé. Bravo. Voici ce qui vous attend.
Le trou de trésorerie. Vous travaillez en octobre, vous facturez fin octobre, vous êtes payée… fin décembre. Le délai de paiement ne peut pas dépasser 60 jours après la date de la facture, ou 45 jours fin de mois si le contrat le prévoit.
Astuce : indiquez sur vos factures les pénalités de retard et l'indemnité de 40 € pour frais de recouvrement. C'est obligatoire. Et curieusement, ça accélère les paiements.
La réserve. Gardez de côté plusieurs mois de charges fixes. Et à chaque paiement reçu, mettez immédiatement de côté la part de cotisations et d'impôts : ce n'est pas votre argent.
La facture électronique. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Les petites devront aussi en envoyer à partir du 1er septembre 2027. Choisissez tout de suite un outil compatible, vous n'aurez pas à changer.
Le piège de la mission longue. On est bien, on a un client, on arrête de chercher. Et la mission s'arrête. Gardez un petit rythme : un message à votre réseau ou une publication par mois. Et évitez qu'un seul client pèse sur tout votre chiffre d'affaires.
Et ne restez pas seule. Un expert-comptable dès que l'activité grandit. Et des pairs à qui poser vos questions, même celles qui vous paraissent bêtes.
Vous avez une question ? Parlons-en
Ce guide ne remplace pas une conversation.
Plusieurs membres du Cénacle ont fait le saut : en portage, en micro-entreprise, en société. Elles se souviennent de leurs doutes, de leurs erreurs et de ce qui a marché. Elles sont prêtes à en parler avec vous.
Posez votre question au cercle sur notre page dédiée, ou écrivez-nous à maria@le-cenacle.fr. Nous vous mettrons en relation avec celle dont le parcours ressemble le plus au vôtre. Et si vous voulez échanger au quotidien, rejoignez le Slack du Cénacle.
Vous vous êtes lancée et vous voulez partager votre expérience ? Écrivez-nous aussi.
Sources
- Plafonds de la micro-entreprise 2026-2028 (nouvel onglet), economie.gouv.fr ; vérifié le 18/10/2026
- Seuils de TVA et sortie de franchise en cours d'année (nouvel onglet), Service Public Entreprendre ; vérifié le 18/10/2026
- Opérations bancaires et d'assurance exonérées de TVA (nouvel onglet), impots.gouv.fr ; vérifié le 18/10/2026
- Taux de cotisation 2026 pour une activité libérale non réglementée en micro-entreprise (nouvel onglet), Service Public Entreprendre ; vérifié le 18/10/2026
- Portage salarial : salaire minimum, périodes sans mission (nouvel onglet), Service Public Entreprendre ; vérifié le 18/10/2026
- Démission et assurance chômage (nouvel onglet), France Travail ; vérifié le 18/10/2026
- Créer son entreprise quand on est demandeur d'emploi : ARE, ARCE, ACRE (nouvel onglet), France Travail ; vérifié le 18/10/2026
- Frais de service de Malt (nouvel onglet), centre d'aide de Malt ; vérifié le 18/10/2026
- Délais de paiement : article L441-10 du Code de commerce (nouvel onglet), Légifrance ; délais inchangés dans la version en vigueur au 1er janvier 2027 ; vérifié le 18/10/2026
- Mentions obligatoires de la facture, dont les pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire : article L441-9 du Code de commerce (nouvel onglet), Légifrance ; vérifié le 18/10/2026
- Montant de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, 40 € : article D441-5 du Code de commerce (nouvel onglet), Légifrance ; vérifié le 18/10/2026
- Facturation électronique : calendrier de réception et d'émission (nouvel onglet), impots.gouv.fr ; vérifié le 18/10/2026
- L'ACRE pour les micro-entrepreneurs (nouvel onglet), Service Public Entreprendre ; vérifié le 18/10/2026
- Droits à la formation des travailleurs non salariés (nouvel onglet), Mon Compte Formation ; vérifié le 18/10/2026
- Entrepreneur individuel (EI) : ce qu'il faut savoir (nouvel onglet), Service Public Entreprendre ; vérifié le 14/10/2026
- Assurances de la société : la responsabilité civile professionnelle n'est pas toujours obligatoire (nouvel onglet), Service Public Entreprendre ; vérifié le 18/10/2026
- Externalisation : l'entreprise « demeure pleinement responsable », arrêté du 3 novembre 2014, article 237 (nouvel onglet), Légifrance ; vérifié le 14/10/2026
- Externalisation : règlement général de l'AMF, article 321-96 (nouvel onglet), Légifrance ; vérifié le 14/10/2026
- Prise en charge des formations des travailleurs indépendants : fonds d'assurance formation et délais (nouvel onglet), Service Public Entreprendre ; vérifié le 18/10/2026
- Certification professionnelle (nouvel onglet), Autorité des marchés financiers ; vérifié le 14/10/2026
- L'essentiel du statut de micro-entrepreneur (nouvel onglet), Urssaf ; vérifié le 14/10/2026
- Les structures juridiques (nouvel onglet), Bpifrance Création, avec un comparatif des structures unipersonnelles ; vérifié le 14/10/2026
Ces informations sont générales et ne remplacent pas un conseil personnalisé.